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Bouygues Telecom et SFR, deux grands acteurs de la téléphonie mobile sur le marché français, sont entrés en négociation le 22 juillet 2013, pour un éventuel partage de leurs réseaux mobiles. Cette collaboration permettrait avant tout d’économiser des coûts et d’améliorer la couverture du réseau téléphonique.
 
Autrement dit, Bouygues Telecom et SFR vont pouvoir partager les infrastructures, principalement les antennes relais qui pourront émettre sur les deux réseaux. Cependant, il ne s’agit en aucun cas d’une fusion.
 
Si Bouygues Telecom et SFR trouvent un accord, ils conserveront en effet leur indépendance commerciale. C’est donc une mutualisation partielle : les opérateurs espèrent rassembler leurs moyens et leur savoir-faire afin de réaliser des économies et d’offrir une meilleure qualité de service à l’ensemble de leurs clients.
 
Les deux opérateurs souhaitent conclure avant la fin de l’année cet accord stratégique et s’opposeraient ainsi à l’alliance Orange-Free, Free qui se présente comme le premier acteur sur le marché français, avec des prix très bas.
 
En effet, Free a révolutionné le marché français du mobile début 2012, en lançant des offres low-cost, des forfaits toujours plus surprenant : forfait à 19,90 euros en tout illimité et à forfait à 2 euros pour une heure et SMS illimités.
 
Il y a plus d’un an, Free a conclu un accord d’itinérance 3G, qui lui permet d’utiliser le réseau d’Orange, un avantage qu’il paie très cher (entre 500 et 700 millions d’euros par an). Une bonne nouvelle pour Orange, mais qui fait grincer des dents de Bouygues Telecom et SFR.
 
Cependant Free se déploie progressivement, et pourrait avoir son propre réseau d’ici quelques années, et se détacher d’Orange.
 
Bouygues Telecom et SFR ont-ils intérêt à conclure cet accord ? En effet avec 11,3 millions de clients pour le premier, et 21 millions de clients pour le second, les deux acteurs peuvent s’unir pour être plus fort et lutter contre l’opérateur Free. Cependant, cet accord sera soumis à l’approbation de l’Autorité de régulation des télécommunications (ARCEP) et de l’Autorité de la concurrence.